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LUCIA

Ecrivaine

Lucia est une conteuse hors-pair. Il suffit de passer moins de deux minutes avec elle pour le savoir.
Elle est écrivaine et professeure agrégée de traduction italienne à l’université de la Sorbonne à Paris et quand on lui demande de nous dire qui elle est, elle répond « Comme dirait Balzac, je suis une femme de 30 ans ».
Nous avons passé un peu plus d’une heure avec Lucia, à l’écouter parler de ses choix de carrière, de l’Italie, de résistance et de sa passion pour l’écriture et la lecture de livres – Lucia dégage une soif de vie communicante. De celle qui vous donne l’envie de plonger corps et âme dans ce qui vous tient le plus à cœur.

À propos de son enfance

Lucia a grandi à Modène en Italie dans une grande famille et parmi une multitude de chiens et de chats. De cette époque elle retient, les glaces qu’elle mangeait à raison de quatre par jour, les livres qui déjà faisaient partie intégrante de sa vie, des nuits passées à lire à la lampe torche pour ne pas réveiller ses frères et sœurs, et de sa découverte de la poésie qui l’a bouleversée.
« À 14 ans j’ai découvert la poésie, je suis tombée sur un poème de Leopardi  intitulé « Le chant nocturne du berger nomade » et j’ai ressenti quelque chose de très fort, de magnifique ».

À propos de ses premières années à Paris

Après avoir entamé un cursus littéraire à l’université de Bologne, elle arrive à Paris dans le cadre d’un échange Erasmus. Lucia a alors 21 ans et ne quittera plus la ville lumière.

 « Pour moi, c’était la liberté. J’ai adoré me perdre dans la foule, l’anonymat, je me suis sentie tout de suite chez moi ».
Paris c’est aussi là où toutes ses passions trouvent une résonance. La littérature et les librairies du quartier Saint-Germain, la Nouvelle Vague et les films de Godard, la poésie et le poème de Rimbaud ancré au mur de la rue Férou à St-Sulpice et le jardin du Luxembourg durant le joli mois de mai.
« À Modène je me sentais comme une exception, à Paris, mes goûts étaient la norme, je faisais partie d’un tout, c’était le bonheur ».

Les années suivantes sont plus difficiles. Ses amis italiens sont repartis et Lucia travaille beaucoup, passe ses jours à la bibliothèque et se promène seule mais pour elle, Paris reste une promesse, le lieu de tous les possibles.
Lucia nous parle ensuite de la capacité de cette ville à nous faire rencontrer des gens très différents et venant de partout.
« Très simplement, on peut dans la même soirée faire la connaissance de personnes dont les opinions et les façons de vivre sont incompatibles. C’est une richesse absolue. Cela m’a permis de m’ouvrir aux autres et de m’ouvrir à moi-même, de m’extraire de certaines frustrations que j’avais et qui m’empêchaient de m’épanouir ».

 

À propos de l'écriture de son livre

2015. Année noire où Lucia vit le cauchemar Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre sans comprendre d’où cette violence émane. « J’ai ressenti le besoin d’en parler et de comprendre. Pas de façon frontale mais de biais, c’était important pour moi de saisir comment on en était arrivé là ? Comment des jeunes de notre âge en arrivent à nous tirer dessus, ont envie de nous tuer ? J’ai essayé de trouver la réponse en me plongeant dans l’écriture d’un roman. »
Son livre est le fruit d’enquêtes. Dans les cités où elle est allée, elle rencontre des témoins de cette fuite vers la radicalisation et comprend comment et pourquoi des jeunes font ce choix et partent parfois en Syrie. Elle nous décrit une jeunesse pleine de contradictions, de frustrations et de désillusions, où la religion côtoie le deal et la coke.

Où trouver

À propos de demain

Pour Lucia, son futur est fait de ce qui fait déjà son présent. « Chez moi l’épanouissement c’est de pouvoir disposer de mon cerveau entièrement. Ce que je veux c’est pouvoir réfléchir tout le temps. Ressentir que mon cerveau est éveillé, aux aguets. Donc mon futur, je l’imagine en continuant de mener une vie libre. Pas d’employeur, pas de contrainte, et écrire des romans …beaucoup de romans ».

À propos de vêtements

Son autre passion, ce sont les vêtements. Dès son enfance Lucia s’en achète en cachette dès qu’elle le peut. « À l’adolescence, j’ai découvert le vintage. J’avais un petit copain, qui habitait à Arrezo où il y avait un marché de vintage immense et j’y allais très souvent. C’est à cette époque que j’ai compris la beauté du vêtement, des matières, et des imprimés ».

À propos de la mode

Lucia connait bien ce monde dans lequel elle a travaillé quelques temps. Pour elle, le sujet n’est pas tout rose. Bien avisée, elle nous raconte l’ampleur des dégâts écologiques et humains que la mode provoque. Les matières toxiques utilisées dans les teintures, qui polluent les fleuves et rendent malades les gens qui vivent à côté. Pour elle, il faudrait commencer par sensibiliser les consommateurs sur le « vrai » prix qu’un vêtement de la fast fashion coûte. Parler de la conséquence de ce type de production sur l’environnement et sur les gens qui les fabriquent. « Il faut revenir à un mode de consommation ou l’on achète seulement le nécessaire, des vêtements bien faits, plus cher oui, mais qu’on garde longtemps ».

SA GARDE ROBE
SES LECTURES
LES ADRESSES DE LUCIA
À PARIS

Sa librairie: La tour de Babel (4ème arr.)

Son lieu favori : La bibliothèque BIS, la Sorbonne (5ème arr.)

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Son musée chéri : Delacroix (6ème arr.)

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À SAINT-OUEN

Sa place préferée : Le marché aux puces

Son restaurant fétiche : Le YAYA

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SA playlist

Pour suivre les aventures de Lucia c’est par ici :

 Instagram 

Retrouvez l’intégralité de sa panoplie sur notre compte pinterest

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